La Croix-Rouge Togolaise à 50 ans


la Croix-RougeTogolaise: une cascade de volontaire au service de l'humanité
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DEPARTEMENT INFORMATION-DIFFUSION

Ce Département œuvre au renforcement des relations avec les médias pour assurerla visibilité des actions de la Société Nationale. Il contribue également à l’amélioration des relations avec les partenaires et le grand public  à travers la diffusion de la mission, des Principes et idéaux de la Croix-Rouge, la  production et la diffusion de divers rapports d’activités, la mise en oeuvre d’un plan global de communication. Ce Département contribue en outre au respect de la loi portant protection et utilisation de l’emblème de la Croix-Rouge au Togo.

Orientations stratégiques

L’information - diffusion est un outil de promotion des principes fondamentaux du Mouvement et des valeurs humanitaires au sein des différentes structures et différents programmes de la SN à tous les échelons. Elle vise, pour les prochaines 05 années, à propager les principes de la CR et les valeurs humaines à travers les orientations stratégiques suivantes :

  1. Renforcer l’image de la Société Nationale par la mise en œuvre d’un système de communication et de diffusion des actions de la CR, des principes fondamentaux et du DIH,
  2. Mise en œuvre des stratégies devant contribuer à la promotion humanitaire
ACTIVITE de DIFFUSION du MOUVEMENT
L’information - diffusion est un outil de promotion des principes fondamentaux du Mouvement et des valeurs humanitaires au sein des différentes structures et différents programmes de la Croix-Rouge Togolaise à tous les échelons.
Les origines du Mouvement

Avant l’adoption de la croix rouge  sur fond blanc, chaque armée, du moins en Europe, désignait ses unités sanitaires avec un signe distinctif propre. Par exemple les Français avaient un drapeau rouge, les Autrichiens un blanc, les  Espagnols un jaune. Outre le fait que ces unités sanitaires étaient considérées comme combattantes, donc non neutre, ces emblèmes posaient  deux problèmes majeurs :

  • Leur multiplicité faisait que si les soldats reconnaissaient leur propre signe, ils ignoraient généralement la signification de celui de l’adversaire.
  • Aucune protection juridique internationale ne les garantissait, à savoir que ces emblèmes n’étaient ni reconnus, ni protégés.

En résumé, une situation incohérente (au détriment des blessés) prévalait dans la signalisation des unités sanitaires.

Avant l’adoption en 1864 de la première Convention de Genève, il existait un droit qui était appliqué dans les conflits armés. Ce droit ancien (symbolisé par les parchemins) a constamment évolué  au gré des civilisations, des époques de la morales, du développement du droit en général… Parfois les belligérants  signaient un traité contenant quelques clauses  humanitaires en faveur, des blessés ou des prisonniers. Mais un tel traité était signé le plus souvent après la bataille… Ce qui fait que ce droit  était limité dans le temps et dans l’espace car ne valant que  pour la bataille.
En résumé, comme pour l’emblème, une situation incohérente prévalait dans l’application du droit des conflits armés.
Quelques Dates et évènement clé du Mouvement de 1859  à 1864
A événement exceptionnel, homme exceptionnel. La conjonction fortuite des deux a été à l’origine d’un changement majeur dans l’histoire de l’humanité.
1859, une bataille éclate à Solférino dans le nord de l’Italie.
320.000 combattants étaient engagés. Après 16 heures de combat, on dénombrait 40.000 victimes (morts et blessés) ce qui donne une idée de la violence des conflits de l’époque : c’est événement exceptionnel.
L’homme exceptionnel, c’est Henry Dunant, homme d’affaires Suisse. Se trouvant dans la région, il a été témoin de cette bataille. Ce qui l’a frappé le plus, ce sont les soldats blessés abandonnées sans soins faute d’unités sanitaires en nombre suffisant dans chacune des armées. Il leur porta spontanément secours plusieurs jours durant, puis est rentré en Suisse traumatisé .Pour exorciser ce traumatisme il écrit, en 1862, un livre  contenant des idées novatrices. Il l’adresse à des monarques, militaires, philosophes… Son succès est immédiat au point qu’il est convoqué par 4 autres citoyens Suisses pour parler des idées  qu’il contient. Ces 5 personnes se réunissent en février 1863 et créent un « Comité de secours aux militaires  blessés » qui prendra plus tard le nom de « Comité International de la Croix-Rouge » (CICR)
Dans les mois qui suivent, les fondateurs du CICR parviennent à convaincre le Gouvernement Suisse de convoquer une conférence internationale au cours de laquelle  un emblème (une croix rouge sur fond blanc) sera adopté. Sous l’impulsion des fondateurs du CICR, cette conférence donnera aussi naissance au Mouvement de la Croix-Rouge
Mais adopter un emblème ne suffit pas. Il lui faut une base juridique. Alors les fondateurs retournent vers le Gouvernement Suisse pour le convaincre  de convoquer, cette fois, une conférence diplomatique car seule une telle conférence peut adopter un Traité.
Celle-ci aura lui en 1864 au cours de laquelle la 1ère Convention de Genève sera adoptée.
NB: l’adoption, de facto, en 1876, d’un nouveau signe (le croissant rouge, entraînera la rupture de l’unité du signe)   

Le  mérite de DUNANT, des autres fondateurs du CICR et de la Croix-Rouge a été de percevoir ces incohérences et d’avoir créé les conditions  nécessaires à l’avènement :

    • D’un signe unique (la croix rouge sur fond blanc) pour remplacer tous ceux utilisés jusque-là.
    • D’un droit international, moderne, permanent, à vocation universelle, connu des Etats et applicable par eux.
L’emblème

A l’origine, et dans l’esprit des fondateurs du CICR et des participants à la Conférence internationale de 1863, l’emblème de la croix rouge sur fond blanc, adopté à cette occasion, devait servir principalement à :

  1. Désigner, rendre neutre, donc protéger : non seulement les soldats blessés, mais également le personnel sanitaire leur   portant secours, ainsi que toute unité sanitaire, quel que soit le camp auquel ils appartiennent
  2. Eveiller un réflexe de respect et d’abstention chez les soldats.
Les usages de l’emblème

L’emblème peut être symbole de protection (on parle dans ce cas d’usage protecteur). L’emblème  peut être aussi symbole d’appartenance au Mouvement : il est alors utilisé à titre indicatif
L’emblème protecteur : en temps de guerre
C’est la manifestation visible de la protection accordée par les Conventions de Genève, donc en temps de temps de guerre,  à des :

  1. Personnes (personnel sanitaires, religieux…)
  2. Etablissements / unités sanitaires
  3. Moyens de transport

  L’emblème protecteur  utilisé en temps de conflit armé doit être de :

  1. Grande dimension,
  2.  Forme pure,
  3. Et provoquer un réflexe d’abstention et de respect chez les combattants

L’emblème indicatif : en tout temps
  Il montre que des personnes, établissements/unités sanitaires, moyens de transport, ont un lien avec les composantes  du Mouvement et travaillent en conformité avec les  Principes Fondamentaux.
 Dans ce cas, ces personnes, établissement /unités sanitaires, moyens de transport ne sont pas protégés par le DIH. L’emblème indicatif ou symbole d’appartenance est de petite dimension. Il est surtout utilisé en temps de paix.

Les abus de l’emblème
On distingue trois sortes d’abus à savoir : l’imitation, l’usurpation et la perfidie

Imitation : C’est l’utilisation d’un emblème qui par :

  1. Sa forme, et éventuellement aussi par
  2. Sa couleur

Risque de créer une confusion avec l’emblème  de la Croix Rouge.
Usurpation : C’est l’utilisation de l’emblème de la Croix-Rouge à des fins :

  1. Commerciales
  2. Privées
  3. Non-conformes aux dispositions des Conventions de Genève
  4. Contraires aux Principes Fondamentaux

Perfidie : C’est  l’utilisation, en temps de conflit armé, de l’emblème de la Croix-Rouge pour :

  1. Protéger des combattants
  2. Camoufler du matériel de guerre

La perfidie est une infraction grave du DIH pouvant être considérée comme crime de guerre.

En résumé, l’abus de l’emblème protecteur en temps de conflit met en péril tout le système de protection du DIH. L’abus de l’emblème indicatif nuit à son image dans l’esprit du public et amoindrit par là, sa force de protection en temps de conflit.
Les Composantes du Mouvement et leurs rôles
Le Mouvement international des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge  a pour  composantes, dans l’ordre chronologique de création :
  • Le Comité International de Croix-Rouge (CICR) crée en février 1863
  • Les Sociétés nationales de la Croix Rouge ou du Croissant-Rouge dont les premières ont vu le jour en 1863 quelque mois après le CICR  qui en  avait souhaité la création.
  • La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge fondée en 1919
Le  CICR est l’institution qui a été  à l’origine de la création du Mouvement.
Le fait qu’il existe actuellement 188 Sociétés Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à travers le monde donne une idée de l’universalité et de l’importance du Mouvement
A relever que chaque Société Nationale (SN) est  une composante en soi, il importe donc de ne pas  se fier au graphisme qui n’en montre que trois ; il y a autant de composantes  qu’i l y a de SN (188) + le CICR(1) + la Fédération(1). Il  faut plutôt parler de  trois catégories de composantes
La Fédération est, comme son titre l’indique, l’organe fédérateur des SN. En fait, la Fédération ce sont les SN.  Elle n’existe que par et pour ces SN.
Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est également connu sous le titre de « Croix-Rouge internationale »
La Conférence Internationale du Mouvement
Les  composantes (CICR, SN, Fédération) se réunissent en principe tous les 4ans avec les Représentants des Etats Parties aux Conventions de Genève, en une Conférence internationale du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui est un organe statutaire important car il permet un dialogue entre  les composantes du  Mouvement et les Etats. La principale tâche de cette Conférence est d’examiner des questions humanitaires  d’intérêt  commun, comme par exemple : le respect et le développement du DIH
La Conférence Internationale peut être considérée comme le « Parlement » du Mouvement. Le fait que les Etats Parties  aux Conventions de Genève y prennent part donne une importance particulière aux décisions qui sont prises. Cette présence des Etats rend le Mouvement unique eu égard aux autres organisations humanitaires.
Rôles du CICR
Il a reçu un mandat de la communauté internationale pour venir en aide aux victimes des 
  • Conflits Armés Internationaux (CAI)
  • Conflits Armés Non Internationaux (CANI)
  • Troubles Intérieurs (TI)
aussi longtemps que la paix générale n’est pas définitivement restaurée. Par exemple, le CICR :
  • Apporte des secours alimentaires, non alimentaires, fournit de l’eau, semences, ustensiles, outils…
  • Apporte des soins de santé (premiers secours, chirurgie de guerre, orthopédie…) ;
  •   Coordonne les actions de secours du Mouvement,  donc assume la direction de l’action  humanitaire dans ces situations de conflits et de troubles
  • Visite les personnes privées de liberté (Prisonniers de Guerre détenus « politique »…) ;
  • Rétablit des liens familiaux entre les membres dispersés  d’une même famille ;
  • Travaille à l’interprétation, la clarification, le développement et la promotion  du DIH (CICR = gardien du DIH)
  • Veille au respect des Principes Fondamentaux (lignes directrices du Mouvement) et en est le « gardien » à ce titre
  • Reconnaît toute nouvelle SN
Rôle des Sociétés nationales 
Leur tâche originelle est d’assister les services de santé de l’armée en cas de conflit. Actuellement, chaque SN a pour mission de venir en aide aux victimes de :
  • Conflits armés et de troubles en coopération avec  CICR qui assume la direction de l’action humanitaire,
  • Catastrophes naturelles ou technologiques avec ou sans le soutien d’autre SN et/ou de la Fédération,
  • Elle a également pour mission de développer des activités spécifiques, notamment :
  • Les premiers secours dans la communauté
  • L’assistance aux personnes âgées
  • La sensibilisation pour :
  • Le don de sang
  • La prévention du SIDA
  • Le respect de l’emblème et des Principes Fondamentaux
  • La promotion de la santé communautaire
Rôle de la Fédération :
  • Promouvoir les activités SN destinées à prévenir  et alléger la souffrance humaine
  • Coordonner, en dehors  des situations  de conflits armés, l’assistance internationale aux victimes des catastrophes naturelles et/ou provoquées (inondations, épidémies …)
  • La  Fédération joue également un rôle en relation avec les suites directes d’un conflit armé, dans les pays :
  • En paix ou non parties à un conflit : la  Fédération assiste les réfugiés provenant de pays en guerre.
Qui furent en guerre et où la paix générale est définitivement restaurée : la fédération soutient alors la SN par des programmes de reconstruction et de réhabilitation